Huit organisations, parmi lesquelles Amnesty International et la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), notent dans un communiqué conjoint qu'"au moins six journalistes" ont été "arbitrairement" arrêtés ces dernières semaines.Ils sont accusés d'avoir publié des informations "critiques à l'endroit des autorités camerounaises" sur leur gestion de la crise anglophone. Les ONG signataires réclament en outre "l'ouverture d'une enquête indépendante et impartiale" sur la "disparition forcée" depuis début août de Franklin Mowha, un défenseur camerounais des droits de l'Homme.M. Mowha était en mission à Kumba, dans la région anglophone du Sud-Ouest "pour documenter des cas de violations des droits humains" au moment de sa disparition, indique le communiqué.Les ONG dénoncent également une "instrumentalisation" de la loi antiterroriste camerounaise de 2014 contre "des voix considérées comme dissidentes". Elles demandent sa révision afin de la rendre "conforme" au droit international.Le 7 octobre 2018, le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a été réélu pour un septième mandat sur fond de crise dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.Des affrontements entre armée et séparatistes, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, ont lieu quasiment tous les jours.Plus de 200 membres des forces de défense et de sécurité camerounaises ont perdu la vie dans ce conflit ainsi que plus de 500 civils, selon des ONG.Ce conflit, qui n'a cessé de prendre de l'ampleur, a déjà forcé plus de 437.000 personnes à fuir leur domicile dans ces régions, selon l'ONU.
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