Le candidat Tshisekedi et son potentiel Premier ministre en cas de victoire, Vital Kamerhe, ont aussi critiqué sévèrement l'autre candidat de l'opposition, Martin Fayulu, qu'ils accusent de vouloir retarder l'élection et, donc, le départ du président Joseph Kabila.C'est surtout Vital Kamerhe, originaire du Sud-Kivu voisin, qui a longuement pris la parole en swahili au cours de cette réunion publique en plein air sans incident, ni passion particulière, devant deux à trois mille personnes.M. Kamerhe est longuement revenu sur les raisons pour lesquelles Tshisekedi et lui s'étaient retirés de l'accord de Genève qui avait désigné M. Fayulu candidat unique de l'opposition.Prenant la parole à son tour en français, Félix Tshisekedi -originaire du Kasaï et bien implanté à Kinshasa- s'est montré au moins aussi sévère envers son rival de l'opposition Fayulu qu'envers le "dauphin" du président Kabila, l'ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary."La pomme de discorde à Genève, c'était les élections vers lesquelles vous voulez tous aller", a lancé M. Tshisekedi à l'assistance."Aujourd'hui, ils (ndr: M. Fayulu et ses proches) sont incapables de dire si oui ou nous le 23 décembre, ils vont aller aux élections. Et nous, nous disons que c'est une position qui permet de maintenir Joseph Kabila et sa médiocrité aux affaires", a-t-il ajouté.M. Fayulu affirme qu'il veut aller aux élections du 23 décembre, mais sans la "machine à voter" (procédure de vote retenue par la commission électorale), sans pour autant parler de boycott.MM. Tshisekedi et Kamerhe veulent des élections, "avec ou sans machine à voter".M. Tshisekedi a promis de lutter contre les dizaines de groupes armés qui convoitent les richesses minérales des deux Kivus."Une fois élu président, j'installerai l'État major à Goma, afin de terminer le problème de l'insécurité des groupes armés", a-t-il promis.La promesse la plus importante, d'après Dieudonné, 22 ans, étudiant en sciences qui dit: "Dans l'Est de la République, nous sommes confrontés à beaucoup de problèmes d'insécurité, avec les tueries à Beni, les gens égorgés dans les champs, les quartiers".
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.