Sur un total de 400 membres du Mouvement islamique du Nigeria (IMN) arrêtés, 120 avaient fait l'objet de poursuites pour "émeutes", "troubles à l'ordre public" et "coups et blessures".Les inculpés ont comparu mercredi devant différentes chambres de la cour d'Abuja.Au cours d'une audience, 35 personnes ont été relaxées en l'absence du représentant du parquet, selon le juge Musa Ibrahim. Les autres personnes devant comparaître, qui avaient toutes plaidé non coupables, ont été libérées sous caution et sont convoquées pour de nouvelles audiences à des dates ultérieures.Lors de trois manifestations organisées en l'espace d'une semaine, l'armée et la police avaient ouvert le feu sur des civils qui manifestaient à Abuja pour célébrer une fête religieuse chiite et réclamer la libération de leur leader emprisonné depuis bientôt trois ans, sans avoir été jugé. Le bilan est de six morts selon les autorités, 49 selon l'IMN. Amnesty International a fait état de 45 tués, dénonçant une "utilisation de la force excessive et horrible qui avait pour but de tuer".Le leader de l'IMN, Ibrahim Zakzaky, a été emprisonné il y a près de trois ans, suite à de violentes émeutes qui avaient secoué Zaria (nord) en décembre 2015. Des groupes de défense des droits de l'homme avaient alors accusé les militaires d'avoir tué plus de 300 chiites et de les avoir ensuite enterrés dans des fosses communes, ce que l'armée a démenti.
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