C'était dans la matinée, juste avant l'annonce d'un report des élections du 23 au 30 décembre.Cela fait une semaine qu'elle vient, tous les jours, du matin au soir, afin, dit cette étudiante, "que ma voix ne soit pas perdue!".Autour d'elle, plus de cent autres habitants de la capitale du Nord-Kivu, jeunes pour la plupart, attendent tout aussi patiemment, debouts, d'être enfin appelés."Si on ne me donne pas ma carte, ça va aller où? A qui va-t-on la donner pour voter à ma place?".Beaucoup de monde s'active dans la cour défoncée et les hangars de la Céni, située à proximité de la Direction générale militaire (DGM) et de l'Agence nationale de Renseignements (ANR).A l'extérieur, de gros camions attendent: une fois chargés, ils partiront sur les mauvaises pistes du Nord-Kivu pour apporter le matériel électoral dans les territoires éloignés de la province, aux axes parfois attaqués par des groupes armés.De jeunes agents électoraux sont formés à l'initialisaion des machines à voter, qui se présentent comme des écrans plats d'ordinateurs, à l'emballage rigide noir, pour un poids total de 23 kg."Chaque machine dispose d'une autonomie de trois batteries", commence à expliquer Jean-Baptiste, un technicien, avant de se faire rabrouer par son suspicieux supérieur hiérarchique. Il a quand même le temps de glisser que le mot de passe est "scrutin@2018".
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