"En ce qui concerne la libération de Laurent Gbagbo, les victimes et les parents des victimes sont contre", a affirmé à l'AFP Issiaka Diaby, président de CVCI à l'issue d'une conférence de presse à la mairie de Yopougon, grand quartier populaire du nord d'Abidjan, réputé pro-Gbagbo. La CPI doit rendre prochainement une décision sur une demande de liberation de MM. Gbagbo et de l'ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à l'ancien président, Ble Goudé,accusés de crimes contre l'humanité lors de la crise post-électorale. Cette crise a éclaté après le refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite.Au lendemain d'une audience à la CPI, l'annonce erronée de sa libération provisoire le 15 décembre avait donné lieu à des scènes de liesse dans ce quartier où plusieurs milliers de personnes étaient sorties dans les rues. Après plusieurs années de procès, la CPI doit en principe rendre sa décision sur le fond en mars 2019."Laurent Gbagbo n'est pas éligible à la libération provisoire. Non seulement il n'est pas crédible, mais en plus il a autour de lui une organisation bien structurée disposant de moyens financiers colossaux. Une fois libéré, cet entourage le fera fuir", estime M. Diaby. "Evoquer le droit de Laurent Gbagbo et ignorer celui des milliers de victimes est une insulte à l'égard de ces victimes et de leurs familles", a estimé M. Diaby."Depuis sept ans, nous n'avons pas obtenu de justice en Côte d'Ivoire. La CPI, qui reste notre seul espoir, est, elle aussi, en train de nous abandonner à notre sort", affirme Karim Coulibaly, amputé de la jambe gauche après avoir reçu une balle.
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