Après cinq ans d'enquête, le juge d'instruction Serge Tournaire avait accepté le 28 septembre d'abandonner les poursuites les plus graves pour corruption et d'ouvrir la voie à une "comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité" (CRPC), le plaider-coupable à la française, pour des délits secondaires.Selon plusieurs médias, Michel Tomi a comparu vendredi au tribunal de Paris lors d'une audience d'homologation de sa peine, négociée avec le parquet de Paris.Il a été condamné pour complicité et recel d'abus de biens sociaux à un an de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende, "pour avoir perçu de manière illégale une commission de 1,6 MEUR en marge d'un contrat d'achat de vedettes par l'Etat gabonais à une société française", selon le quotidien Le Parisien.Cette condamnation met fin pour lui à une longue et vaste enquête sur "l'empire" de cette figure de l'industrie du jeu en Afrique, âgée de 71 ans, et les liens parfois suspects entretenus avec les dirigeants de ce continent.Il est également sanctionné pour travail dissimulé ainsi que pour complicité de faux et d'usage de faux et complicité d'abus de confiance, ayant "facilité, grâce à de faux documents, l'obtention d'un titre de séjour et de fausses fiches de paie à sa compagne", selon Le Parisien.Outre la peine de prison avec sursis et l'amende, M. Tomi s'est vu confisquer "les sommes en espèce saisies durant l'enquête (plus de 400 000 EUR) ainsi que deux voitures", "dont un BMW X5 blindé", ont précisé Le Parisien et Le Monde."La montagne de l'instruction a accouché in fine d'une toute petite souris juridictionnelle", avait réagi fin octobre auprès de l'AFP l'un de ses avocats, Me Jean-Dominique Lovichi.Ouverte en juillet 2013 après un signalement de la cellule de renseignement financier Tracfin, l'information judiciaire s'était penchée sur les puissants relais de Michel Tomi en Afrique. Parmi eux, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dont les enquêteurs suspectaient qu'il ait reçu des cadeaux de l'homme d'affaires corse.
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