Tchad: près de 60 prisonniers "politiques" amnistiés

Infos. Près de soixante prisonniers "politiques" ont été libérés lundi au Tchad, bénéficiant de l'amnistie générale décrétée en mai par le président Idriss Déby en faveur des ex-rebelles, a appris l'AFP auprès du ministre de la Justice.

Tchad: près de 60 prisonniers "politiques" amnistiés
"Nous avons procédé à une cérémonie pour libérer cinquante-huit prisonniers dans le cadre de l'amnistie générale", a déclaré le ministre de la Justice tchadienne, Djimet Arabi. Trente-sept prisonniers étaient détenus au bagne de Koro Toro, situé dans le Nord désertique tchadien, quatre venaient de Moussoro, à 300 km au nord-est de la capitale, et les 17 autres étaient enfermés à N'Djamena. Parmi ces ex-prisonniers figurent Moussa Tao, arrêté en 2013, accusé de tentative de "conspiration", ou bien le colonel Haroun Bata et une dizaine de "mercenaires" tchadiens, soupçonnés d'avoir organisé une tentative de coup d'Etat en Guinée équatoriale il y a un an.La mesure a provoqué une réaction positive de la société civile tchadienne qui avait demandé à plusieurs reprises "l'application totale de l'amnistie", allant jusqu'à adresser un courrier au président français Emmanuel Macron, lors de sa visite au Tchad les 22 et 23 décembre."C'est l'occasion de dire merci au président Déby pour ce courage politique devant une évidence", indique le collectif Actions citoyennes pour l'application intégrale de l'amnistie au Tchad (ACAIAT) dans un communiqué.Début décembre, douze prisonniers politiques avaient déjà été libérés, précise Jean-Bosco Manga, porte-parole de l'ACAIAT. Au total, le nombre de détenus libérés s'élève à 70, et des dossiers sont toujours "en cours", a précisé M. Arabi.L'ex-rebelle Baba Laddé, condamné à huit ans de prison en décembre, ne figure pas sur la liste des éligibles à l'amnistie, selon le ministre.Mais "il peut toujours faire l'objet d'une remise de peine ou d'une grâce présidentielle", a ajouté M. Arabi. La fin de l'année est propice aux "remises collectives de peines décidées par le ministère, ou aux grâces individuelles sur décision du président", a expliqué le ministre. La plupart des détenus libérés étaient détenus depuis plusieurs mois ou années sans avoir été jugés, selon des acteurs de la société civile.

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