Des centaines de jeunes médecins dans les hôpitaux publics ont entamé en novembre une grève pour obtenir le versement de leurs salaires en dollars américains, une augmentation de leurs primes de permanence et une amélioration dans l'approvisionnement en médicaments.Les négociations n'ont toujours pas abouti, le gouvernement affirmant notamment être dans l'incapacité de payer les médecins en billets verts."Le président a dû interrompre ses vacances annuelles afin de jouer le rôle de superviseur dans les négociations", a déclaré à l'AFP un haut responsable du ministère de l'Information, Nick Mangwana.Les médecins grévistes sont déterminés à poursuivre leur mouvement."Les problèmes restent les mêmes que ceux que nous avons présentés au ministère (de la Santé) l'an dernier", a déclaré à l'AFP Mthabisi Bhebhe, secrétaire général de l'Association des médecins hospitaliers."Nous voulons une rémunération décente. Avec les salaires actuels (...), il est très difficile de payer les loyers et de faire les courses jusqu'à la fin du mois", a-t-il ajouté.Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à Robert Mugabe en novembre 2017, s'est engagé à sortir le pays de la crise économique et financière dans laquelle il est englué depuis deux décennies, mais les Zimbabwéens ont récemment renoué avec des étals vides dans les supermarchés et les pharmacies et les longues files d'attente dans les stations-service.En 2009, le Zimbabwe avait été contraint d'abandonner sa devise, le dollar zimbabwéen, au profit du dollar américain. Mais cette solution a montré ses limites. En 2016, devant la fuite des billets verts, les autorités ont introduit des "bonds notes", sortes d'obligations, d'une valeur identique au dollar américain. Là encore, l'opération a échoué.
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