Handicap International "ne s'estime plus en mesure de mener ses projets en raison des décisions du gouvernement burundais vis-à-vis des ONG internationales, notamment l'obligation du fichage ethnique de ses employés", précise dans un communiqué l'association dont le siège est à Lyon, dans le centre-est de la France.Les actions de toutes les ONG internationales présentes au Burundi ont été suspendues par le gouvernement le 1er octobre 2018. La condition posée pour leur redémarrage est entre autres un plan de mise en place de quotas ethniques au sein de leurs équipes, explique Handicap International.L'organisation a engagé des discussions avec le gouvernement burundais, sans parvenir à trouver de solution.L'obligation d'établir la composition ethnique de son personnel et de communiquer ces informations aux autorités constitue pour l'ONG "une ligne rouge qu'elle n'entend pas franchir", ne voulant "pas être complice d'une forme de discrimination ethnique". En conséquence, Handicap International "ferme son programme au Burundi, après vingt-six ans de présence et d'intervention" dans les domaines de la santé, la réadaptation, l'éducation, la protection, l'insertion socio-économique et l'appui aux associations. Plus globalement, l'association déplore que les capacités d'action des ONG "se réduisent de plus en plus au Burundi, qui compte parmi les plus pauvres du monde, au détriment des populations les plus vulnérables".Fin septembre, le pouvoir du président Pierre Nkurunziza avait suspendu pendant trois mois les activités des ONG étrangères oeuvrant au Burundi, le temps qu'elles se conforment à une nouvelle loi prévoyant notamment un strict contrôle de leurs finances, des frais administratifs et des quotas ethniques, à savoir l'emploi de 60% de Hutu et de 40% de Tutsi, comme dans l'administration.
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