Le Mozambique en contact avec Washington après l'arrestation d'un ex-ministre

Infos. Le parquet général de Maputo a assuré lundi coopérer avec les Etats-Unis et l'Afrique du Sud après l'arrestation la semaine dernière de l'ex-ministre mozambicain des Finances, Manuel Chang, dans le scandale dit de la "dette cachée".

Le Mozambique en contact avec Washington après l'arrestation d'un ex-ministre
M. Chang, 63 ans, a été arrêté le 29 décembre à Johannesburg sur ordre de la justice américaine.Il y est accusé de conspiration à des fins d'"escroquerie en ligne", "fraude aux assurances" et "blanchiment d'argent" pour avoir autorisé, en 2013 et 2014, des entreprises publiques à contracter des prêts secrets qui ont plongé son pays dans la crise financière.Manuel Chang devait comparaître mardi devant un tribunal de Kempton Park, près de l'aéroport de Johannesburg, en vue de son éventuelle extradition vers les Etats-Unis."Le procureur général est en liaison avec les autorités compétentes sud-africaines et américaines pour protéger les intérêts de l'Etat mozambicain eu égard à la responsabilité des accusés sur le territoire national et la récupération de leurs avoirs", selon un communiqué.Le parquet a toutefois déploré n'avoir "obtenu jusque-là aucune réponse" des Etats-Unis à ses demande d'entraide judiciaire pour sa propre enquête sur le scandale de la "dette cachée".Il a précisé avoir engagé des poursuites pour des infractions financières contre 18 personnes, sans en citer aucune. Ce communiqué est le premier émanant d'une autorité mozambicaine depuis l'arrestation de l'ex-ministre.M. Chang était ministre des Finances entre 2005 et 2015, sous la présidence d'Armando Guebuza. C'est à la fin de ce mandat que des prêts d'un montant de 2 milliards de dollars (environ 1,75 milliard d'euros) avaient été secrètement négociés et signés, officiellement pour l'achat de navires militaires.Ces prêts ont précipité le Mozambique dans sa pire crise financière depuis son accession à l'indépendance en 1975.Fin 2017, la dette avait atteint 112% du produit intérieur brut (PIB), contraignant le pays à suspendre ses remboursements et provoquant la méfiance des investisseurs.La plupart des bailleurs internationaux comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont gelé leur aide au Mozambique. Maputo a suspendu ses remboursements à ses créanciers et cherche à renégocier sa dette.

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