Un Algérien donné pour mort dimanche après avoir tenté de s'immoler par le feu dans une ville proche de la frontière avec la Tunisie est en vie mais dans un "état critique" à l'hôpital d'Annaba (est), a-t-on appris lundi de source hospitalière.
"Il est en vie mais dans un état critique.Il est sous assistance respiratoire", a déclaré à l'AFP Salah Medjalakh, anesthésiste-réanimateur à l'hôpital d'Annaba où l'homme avait été admis samedi après s'être aspergé d'essence et avoir mis le feu.
"On lui administre des sédatifs pour calmer ses douleurs", a-t-il ajouté.
Dimanche, un membre de la famille de la victime avait indiqué à l'AFP que Mohcin Bouterfif (bien Bouterfif), 27 ans, avait succombé à ses brûlures en fin d'après-midi.
"Il est toujours en soins intensifs à l'hôpital d'Annaba.Il est actuellement suivi par de grands spécialistes venus d'Alger", a assuré de son côté lundi à l'agence de presse APS le père de la victime, Amor Bouterfif.
Mohcin Bouterfif faisait partie d'un groupe d'une vingtaine de jeunes rassemblés devant la mairie de Boukhadra, dans la région de Tebessa, pour protester contre le refus du maire de les recevoir, selon des habitants de la région.Ils demandaient des emplois et des logements.
Le maire a été relevé de ses fonctions depuis par le wali (préfet) de Tebessa.
Trois autres Algériens ont tenté ces derniers jours de mettre fin à leurs jours en s'immolant par le feu, à l'instar d'un jeune Tunisien dont le geste, à la mi-décembre, a déclenché la révolte de ses compatriotes qui a abouti au départ du président tunisien Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans.
En Algérie, des émeutes contre la flambée des prix des produits de base ont fait, entre le 6 et le 9 janvier, 5 morts et près de 800 blessés.
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