"La cause de la mort est un saignement faisant suite au déchirement de l'utérus, provoqué par une interférence chirurgicale qui n'a pas permis de retirer le foetus", a déclaré à la presse le docteur Peter Muriuki Ndegwa, engagé par une l'ONG Unité médico-légale indépendante (IMLU), qui offre notamment une aide juridique aux victimes et familles de victimes d'exécutions extrajudiciaires.Caroline Mwatha, qui était enceinte de "cinq à six mois", a souffert de saignements "internes et externes", a ajouté le médecin, selon lequel la famille de la défunte est "satisfaite de l'autopsie".Mme Mwatha avait disparu le 6 février, avant que la police n'annonce mardi avoir retrouvé son corps dans une morgue de Nairobi et que son enquête mette en évidence "un avortement prévu d'une grossesse de cinq mois".Amnesty International avait tiré la sonnette d'alarme à la suite de cette disparition en raison du militantisme de Mme Mwatha contre les nombreuses exécutions extrajudiciaires imputées à la police kényane. Sa famille, estimant que beaucoup de détails "clochaient", avait dit mercredi craindre une volonté de la part de la police d'"étouffer" la vérité et exigé une autopsie.Au Kenya, l'avortement est illégal, sauf si la vie de la femme est en danger. Plus de 400.000 avortements sont cependant effectués chaque année, estime le gouvernement.Selon l'organisation britannique Marie Stopes International (du nom d'une militante féministe) sept femmes meurent chaque jour au Kenya d'avortements qui tournent mal.
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