"Je voudrais finalement lancer un appel pressant pour la levée des sanctions ayant concerné l'un ou l'autre responsable congolais", a déclaré le nouveau chef de l'Etat devant les membres du corps diplomatique à Kinshasa, en parlant d'un "dégel" avec Bruxelles.Ces sanctions renouvelées en décembre visent 14 responsables de l'appareil sécuritaire. Elles ont été prises par Bruxelles pour "atteintes aux droits de l'homme" à l'époque où le régime Kabila réprimait des manifestations de l'opposition dont est issu M. Tshisekedi.Le nouveau chef de l'Etat a par ailleurs déclaré qu'il voulait "accompagner" le "retrait progressif" de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).Les troupes de la Monusco "devront être moins nombreuses et mieux équipées et aguerries" pour lutter contre les milices avec l'armée nationale, selon lui.C'est ce que Kinshasa plaidera avant le renouvellement du mandat de la force onusienne en mars prochain, a-t-il ajouté au cours de ses premiers voeux aux ambassadeurs en poste en RDC.M. Tshisekedi a confirmé sa volonté de voir revenir à Kinshasa l'ambassadeur de l'UE, invité à quitter la RDC en décembre par le précédent régime du président Joseph Kabila: "Je souhaite que la RDC et l'UE procèdent à l'échange de leurs ambassadeurs respectifs dans les plus brefs délais afin d'avoir le même niveau de représentation".Il est revenu sur la Maison Schengen, sorte de consulat européen fermé par le régime Kabila en janvier 2018: "J'ai demandé à la partie congolaise de finaliser rapidement les discussions entamées avec la partie européenne pour la restructuration et la réactivation de ce dispositif consulaire", a-t-il ajouté."La République démocratique du Congo, située au coeur du continent africain, avec neuf pays voisins, accordera priorité à la consolidation de la paix régionale", a promis M. Tshisekedi.M. Tshisekedi a repris les accents souverainistes de son prédécesseur Joseph Kabila: "Mon pays tient à sauvegarder son indépendance politique, acquise aux prix de multiples sacrifices, ainsi que son corollaire, la souveraineté du peuple congolais sur les richesses naturelles nationales".Il a enfin promis de lutter contre le réchauffement climatique, rapppelant que son pays, "détient 150 millions d'hectares de forêt, représentant 50% des forêts de l'Afrique et 69% du massif forestier du bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon de la planète après l'Amazonie".
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