"L'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) sera dans la rue matin, midi et soir pour contrecarrer tout ministre voleur", avait déclaré vendredi Jean-Marc Kabund, son président par intérim. "Nous ferons des sit-in pour exiger la démission du Premier ministre, ministre ou tout mandataire public voleur", avait-il ajouté devant des milliers de militants à l'occasion de la célébration du 37e anniversaire de l'UDPS.Les partisans de l'ancien président Joseph Kabila, qui ont obtenu 337 sur 485 sièges aux législatives du 30 décembre, selon les résultats provisoires de la commission électorale, devront, conformément à la loi, composer et diriger le futur gouvernement.L'UDPS ne compte que 32 députés nationaux dans la future Assemblée nationale."Malgré notre position dominante, il nous faut agir dans un esprit de partenariat responsable avec le chef de l'Etat" Félix Tshisekedi, a déclaré André-Alain Atundu, porte-parole des partisans de l'ancien président Kabila dans une conférence de presse."La majorité (parlementaire) et le président de la République ne sont pas des forces ennemies qui s'affrontent comme des gladiateurs, dans une lutte mortelle mais plutôt des partenaires qui oeuvrent ensemble et en toute responsablité", a-t-il expliqué.Investi le 24 janvier, le président Tshisekedi a pris ses fonctions le lendemain. Jusque-là, il n'a pas encore désigné de Premier ministre, en vue de la formation du prochain gouvernement.La RDC a connu sa première passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance le 30 juin 1960 avec la proclamation de Félix Tshisekedi comme vainqueur de la présidentielle, succédant ainsi à Joseph Kabila après 18 ans de pouvoir.
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