Ces soldats, qui dépendent du 2e secteur de la Force multinationale mixte (FMM, coalition régionale), doivent épauler l'armée nigériane contre le groupe Boko Haram qui sévit principalement au Nigeria, où doit se dérouler samedi une élection présidentielle.
Partis de N'Djamena vendredi en fin d'après-midi, selon le porte-parole de l'armée, ils sont passés par Kousseri, ville de la région de l'Extrême-Nord du Cameroun frontalière du Tchad, avant d'entrer dans le nord-est du Nigeria.
Vendredi, le président Muhammadu Buhari, candidat à un second mandat, a assuré aux 84 millions d'électeurs nigérians qu'ils pourraient voter en sécurité, dans un climat tendu après le report de la présidentielle d'une semaine.
En 2015, Muhammadu Buhari avait été élu après avoir promis de mettre fin à la rébellion de Boko Haram.
Mais la situation dans le nord-est du pays est alarmante: les attaques se sont multipliées ces derniers mois, avec des dizaines, voire des centaines de soldats tués par le groupe jihadiste.
Des attaques de Boko Haram dans la région du Lac Tchad ont par ailleurs fait au moins quatre morts vendredi au Niger, et cinq morts jeudi au Tchad.
Depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria en 2009, plus de 27.000 personnes sont mortes, alors que 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.
Le Nigeria est le pays le plus peuplé d'Afrique avec 190 millions d'habitants, sa première économie, et son premier exportateur de pétrole: l'enjeu du scrutin de samedi est de grande importance pour la stabilité de la région.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.