La presse a fait état d'"une tendance générale de la corruption dans les opérations des élections des sénateurs et gouverneurs de province", écrit Luzolo Bambi Lesa dans une lettre datée du 20 février adressée au procureur général près la Cour de Cassation. Nommé par l'ancien président Joseph Kabila, M. Luzolo est le conseiller spécial du chef de l'État pour la Bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.Les premiers éléments d'information "contre vérifiés par mes services confirment une corruption générale initiée tantôt par des députés provinciaux qui vendent leurs voix aux candidats sénateurs ou gouverneurs de province, tantôt par des candidats sénateurs ou gouverneurs de province qui approchent des députés provinciaux pour l'achat de leurs voix", explique cet ancien ministre de la Justice.La République démocratique du Congo "a besoin d'institutions fortes animées par des hommes et des femmes intègres, compétents et élus sans la moindre corruption", estime M. Luzolo.Pour lui, "l'intégrité des acteurs électoraux déterminera l'engagement des futurs sénateurs et gouverneurs de province à contribuer à la moralisation de la vie publique et à la promotion de la bonne gouvernance".Dans un autre courrier (daté du 22 février) adressé au président de la Commission électorale, M. Luzolo annonce le "retrait de sa candidature à l'élection sénatoriale de la province du Kongo central" après avoir "constaté et vécu la mise à prix des voix à cette élection".Avant M. Luzolo, d'autres voix s'étaient élevées contre cette corruption politique autour de ces élections indirectes prévues au mois de mars et qui a conduit des candidats à renoncer à la compétition.
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