Il y a cinq jours, le gouvernement américain avait décidé d'interdire l'accès à son territoire à plusieurs dirigeants congolais, notamment au président et au vice-président de la commission électorale, au chef des juges de la Cour constitutionnelle et au président de l'Assemblée nationale.Les États-Unis ont accusé ces dirigeants congolais de s'être enrichis personnellement par l'usage de la corruption ou d'avoir supervisé des violences contre des personnes exerçant leur droit à se rassembler pacifiquement et leur liberté d'expression."Ces dignes fils dont les noms viennent de s'ajouter sur la liste des sanctions américaines ciblées doivent, à juste titre, être considérés et traités avec respect en véritables héros dont la conduite patriotique devrait servir d'exemple et de référence à la nation congolaise", a déclaré André-Alain Atundu, porte-parole des pro-Kabila, au cours d'une conférence de presse.Ces sanctions relèvent des "manigances perverses et cyniques des ennemis de la République", a-t-il estimé."Ce vil chantage sur les autorités nationales" ne saurait ébranler la volonté et la détermination du peuple congolais à capitaliser les acquis de la passation pacifique du pouvoir entre MM. Kabila et Tshisekedi "dans un esprit civilisé et de partenariat responsable", a encore dit M. Atundu.La Commission électorale, puis la Cour constitutionnelle, ont proclamé Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle du 30 décembre avec 38,5% des voix, et l'autre opposant congolais, Martin Fayulu, deuxième avec 34%. Ce dernier conteste ces résultants, se considère comme vainqueur avec 61% des voix et réclame la vérité des urnes.Dans une conférence mardi à Bruxelles, l'ex-archevêque de Kinshasa le cardinal Laurent Monsengwo a estimé que la présidentielle en RDC avait été "volontairement bâclée" et que des résultats avaient été "fabriqués" par la commission électorale.Mais la victoire de M. Tshisekedi a été acceptée pacifiquement par la population, et les leaders africains ont adoubé le nouveau président congolais lors du sommet de l'Union africaine début février.
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