"Je n'ai jamais détenu illégalement des armes et des munitions de guerre dans ce pays", a déclaré M. Okombi Salissa lors de l'audience de son procès devant la Cour criminelle.Selon cette Cour, ces armes ont été saisies au terme d'une perquisition menée en 2016 dans un domicile appartenant à l'épouse de M. Okombi Salissa."L'expertise de l'armée a démontré que ces armes lui appartiennent. Donc, elles ne peuvent pas à la fois appartenir à l'armée et à moi", a réagi l'accusé.Ces armes (dont 17 kalachnikov et quelques lance-roquettes) et plus d'une dizaine de caisses de munitions ont été présentées sous scellés pendant l'audience.Mission a été donnée au parquet général de trouver un expert armurier à l'audience de jeudi pour déterminer la qualité de ces armes et à quoi elles pouvaient servir."Je suis du système et je sais comment on dépose les armes aux domiciles des gens pour les leur faire porter et les condamner ensuite", a indiqué M. Okombi Salissa, dénonçant "de fausses accusations"."Si je n'avais pas pris part à l'élection présidentielle de 2016, je ne serais pas ici devant la barre", a-t-il estimé.Influent membre du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), ministre dans tous les gouvernements de 1997 à 2012, André Okombi Salissa, 56 ans, est passé à l'opposition à l'approche de la présidentielle de 2016. Le scrutin a été remporté par son ancien mentor Denis Sassou Nguesso, 76 ans (en 2019), qui cumule 35 ans au pouvoir.M. Okombi Salissa n'a jamais reconnu les résultats de cette présidentielle, tout comme un autre candidat, le général Jean-Marie Michel Mokoko, 71 ans, ancien chef d'état-major, qui a été jugé et condamné à 20 ans d'emprisonnement en 2018.
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