"Le CTE (centre de traitement d'Ebola) de Butembo vient d'être attaqué par des assaillants munis d'armes à feu et flèches. Ils viennent de brûler les premières structures d'accueil du CTE, heureusement la police vient de stopper cette action. Les opérations sont en cours", a déclaré à l'AFP Sylvain Kanyamanda, le maire de la ville."Nous ne savons pas encore qui a fait ça", a dit de son côté à l'AFP un membre de l'Agence nationale de renseignements (ANR)."MSF confirme qu'un incident sécuritaire a lieu en ce moment au CTE de Butembo. Nous n'avons pas plus d'information à partager pour le moment", a affirmé l'organisation dans une déclaration.Un autre CTE tenu par cette ONG avait été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi à Katwa, non loin de Butembo, rendant impossible la prise en charge des patients.La dixième épidémie d'Ebola a été déclarée le 1er août dernier à Beni dans la province du Nord-Kivu (est) avant de toucher la province voisine de l'Ituri (nord-est). L'épicentre de l'épidémie s'est déplacé de Beni vers Butembo, un grand centre commercial de près d'un million d'habitants, depuis quelques semaines."Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 875 et "il y a eu 551 décès" au total, selon le dernier décompte du ministère de la Santé de la RDC publié mardi.La riposte contre l'épidémie dans la province du Nord-Kivu est compliquée par la présence de rebelles armés et par la mobilité de la population. Elle se heurte également à des réticences d'une partie de la population envers la prévention, les soins et les enterrements sécurisés des victimes. La province du Nord-Kivu est en proie à l'insécurité depuis deux décennies en raison de la présence de divers groupes armés locaux et étrangers.
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