Ces mineurs sont morts pour un tiers d'entre eux lors d'effondrements, pour les autres dans des accidents de transport, de déshydratation ou par empoisonnement au gaz.Les mines sud-africaines, parmi les plus profondes du monde, étaient réputées au XXème siècle pour leur dangerosité avec une moyenne de 200 mineurs tués chaque année.Ce nombre s'est réduit progressivement, pour atteindre son plus bas en 2016 (73 victimes). Le bilan a augmenté à nouveau en 2017 (90 victimes) en particulier dans le secteur des mines d'or."Cela nous encourage donc à penser qu'un renversement de situation commence à se dessiner en 2018, avec 81 victimes enregistrées", note le ministère des Ressources naturelles dans un communiqué.Mais Andile Sangqu, vice-président du Minerals Council qui représente les compagnies minières, souligne que "cette amélioration ne doit pas donner lieu à de l'autosatisfaction"."Les efforts vont continuer jusqu'à ce que nous ayons atteint notre but d'avoir zéro victime", a-t-il ajouté. Les victimes ont été plus nombreuses dans les mines d'or (40 morts), devant celles de platine et de charbon.A leur apogée dans les années 1980, les mines sud-africaines employaient 760.000 personnes et contribuaient à 21% du produit intérieur brut (PIB) du pays. Aujourd'hui, elles ne comptent plus que 450.000 employés et rapportent à peine 7% de la richesse nationale.Les experts dressent un portrait noir du secteur touché de plein fouet par la baisse des cours et l'augmentation constante des coûts opérationnels et de main-d'oeuvre.
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