Dans un communiqué publié vendredi, le commandement américain pour l'Afrique (Africom) a annoncé avoir tué 26 shebab jeudi dans un frappe aérienne "ciblée" dans la province de Hiran, au nord de la capitale."Cette action démontre la détermination du gouvernement fédéral de Somalie à démanteler le réseau des shebab avec l'assistance des Etats-Unis", a commenté le général Gregory Hadfield, directeur adjoint des activités de renseignement de l'Africom."Les frappes de précision comme celle-ci maintiennent la pression sur les shebab et leur cycle de préparation (d'attentats), tout en affaiblissant leurs capacités à amasser leurs forces et à coordonner des attaques contre le peuple somalien", a-t-il ajouté.C'était la troisième frappe américaine de la semaine contre les shebab, après celle de dimanche dans la région de Beledweyne, au centre de la même province de Hiran, au cours de laquelle l'Africom estime avoir tué 35 shebab.Une autre frappe lundi avait fait 20 morts parmi les shebab dans la même province.Ces trois frappes étaient destinées selon l'Africom à éviter une attaque sur la ville de Beledweyne, mais elles n'ont pas empêché l'attaque d'envergure des islamistes radicaux qui a débuté jeudi par l'explosion d'une voiture piégée près d'un grand hôtel et a été suivie d'un siège de près de 22 heures des forces de sécurité contre un commando retranché dans un bâtiment adjacent. Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats suicide y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).Les Etats-Unis, qui opèrent en coopération avec l'Union africaine et les forces de sécurité somaliennes, ont accru le nombre de leurs frappes aériennes contre le groupe: 35 en 2017, 47 en 2018 et déjà 16 cette année selon le chef du commandement américain en Afrique.
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