Charles Sirleaf, fils de l'ancienne présidente Ellen Johnson Sirleaf (2006-2018), qui a occupé de hautes fonctions à la CBL jusqu'à sa démission en août, et un autre dirigeant, Dorbor Hagba, ont été interpellés quelques heures après la publication jeudi de ce rapport, rédigé par le cabinet conseil américain Kroll Associates.L'ancien gouverneur Milton Weeks, qui a démissionné après l'accession au pouvoir de George Weah en janvier 2018, s'est quant à lui rendu à la police vendredi, selon les médias locaux.Les trois hommes, parmi les plus influents de ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, "vont certainement comparaître lundi devant un tribunal lundi, parce c'est ce que dit la Constitution", a déclaré à l'AFP la source policière. Selon la loi libérienne, la durée de la garde à vue ne peut excéder 72 heures.Ils pourraient être inculpés notamment de "sabotage économique" et de "vol", a affirmé le journal libérien Front Page Africa. Le rapport de Kroll Associates, consulté par l'AFP, indique qu'un conteneur rempli de 15 milliards de dollars libériens (102 millions de dollars américains, 89 millions d'euros) imprimés en Suède n'a pas disparu pendant son transfert jusqu'aux coffres de la Banque centrale, contrairement à ce qu'affirmait l'an dernier une rumeur, à l'origine de l'enquête.Mais il relève des problèmes "à tous les niveaux" dans les flux d'argent au sein de la Banque centrale lors des deux dernières années de la présidence d'Ellen Johnson Sirleaf et au début du mandat de George Weah.D'importantes commandes de nouveaux billets en dollars libériens ont été passées en 2016 et 2017 par la CBL sans appel d'offres et sans l'aval préalable du Parlement, et les billets livrés ne correspondent pas précisément à ces commandes, soulignent notamment les auditeurs américains. En outre, le retrait d'anciens billets de la circulation n'a pas été effectué correctement par la CBL, selon l'étude. Enfin, le rapport souligne que le relevé des entrées et sorties des coffres de la Banque centrale se fait "sur des formulaires écrits à la main" et que la comptabilité de la BCL ne reflète pas la réalité de ses réserves.
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