Jugé en comparution immédiate (une procédure accélérée), cet homme de 36 ans, originaire du Mali, était poursuivi pour "embarquement frauduleux à bord d'un navire", "introduction non autorisée dans une zone d'accès restreint" et "refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques" car il n'avait pas accepté que la police relève ses empreintes digitales pendant sa garde à vue.Il a été jugé par le tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer (nord de la France).Cet homme "a préconisé au groupe de sauter par la balustrade de la cheminée du ferry", a affirmé la procureure, qui a insisté sur la "dangerosité" de son acte. Le migrant, à Calais depuis quelques mois, a nié avoir été un "meneur", affirmant avoir simplement "suivi le groupe".Une centaine de migrants qui espéraient traverser la Manche ont fait une incursion dans le port de Calais dans la nuit de samedi à dimanche, une opération inédite par son ampleur qui a donné lieu à plus de 60 interpellations.Une cinquantaine d'entre eux ont réussi à grimper à bord d'un ferry de la compagnie DFDS en provenance d'Angleterre, ce qui a nécessité l'intervention des forces de l'ordre et des secours toute la nuit et la matinée de dimanche.Dimanche matin, un groupe de migrants se trouvait toujours à bord, perché en haut de la cheminée du ferry, à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Ils sont finalement descendus grâce à l'aide des secours.Sur les 63 migrants interpellés, 30 "ont fait l'objet d'une mesure administrative concrétisée par une obligation de quitter le territoire français (OQTF)", avec "placement en centre de rétention administrative pour la moitié d'entre eux", a indiqué la préfecture.En outre, 28 migrants doivent être jugés en mai.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.