Afrique du Sud: inculpation d'un musicien ayant agressé sa compagne

Infos. Un musicien sud-africain qui avait attaqué sa compagne, une chanteuse connue qui avait diffusé en direct les images de l'agression, suscitant une onde de choc dans le pays, a été arrêté et inculpé mardi, a annoncé la police sud-africaine.

Afrique du Sud: inculpation d'un musicien ayant agressé sa compagne
Bongekile Simelane, de son nom de scène Babes Wodumo, avait été frappée à plusieurs reprises dans la nuit de dimanche à lundi par le musicien Mandla "Mampintsha" Maphumulo qui s'est rendu mardi à la police. Le gouvernement et la police avaient dénoncé à cette occasion le fléau des violences faites aux femmes.L'agresseur a été déféré devant un tribunal et il a été libéré sous caution de 2.000 rands (140 dollars).La chanteuse avait diffusé sur son compte Instagram en direct les images de l'agresseur, torse nu et en caleçon, la rouant de coups.La vidéo, qui a depuis été supprimée du compte, est devenue virale sur les réseaux sociaux, provoquant une avalanche de réactions outrées de la part des fans de la chanteuse mais aussi des autorités sud-africaines.Le ministre de la Culture, Nathi Mthethwa, s'était dit "absolument horrifié"."Le gouvernement sud-africain ne tolérera jamais les violences basées sur le genre. (...) Nous appelons tous les Sud-Africains à isoler les coupables, lutter et mettre un terme aux violences basées sur le genre avec le même zèle que nous avons combattu le racisme", avait-il ajouté. Le gouvernement sud-africain a estimé qu'il n'y avait "pas d'excuse pour les violences. Les gens ne peuvent aider que s'ils savent. Parlez. (...) #ArrêtezlesViolencesfaites auxFemmes".Le chef de la police sud-africaine Khehla Sitole s'est également dit "choqué". Dans un tweet publié lundi après-midi, Babes Wodumo, chanteuse de gqom (mélange de percussions traditionnelles africaines et de house music), avait expliqué ne pas être en mesure "de répondre" dans l'immédiat aux interviews car elle était "encore très choquée".L'Afrique du Sud est gangrénée par une forte criminalité. L'an dernier, plus de 20.000 personnes y ont été victimes de meurtres, soit 57 par jour. Les femmes sont particulièrement vulnérables. En novembre, le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait déclaré qu'il fallait "en finir avec les viols et les féminicides qui ne font jamais l'objet de poursuites". Le Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir) a annoncé récemment la démission de deux de ses porte-parole pour comportement sexuel inapproprié.

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