"Nous, nous cherchons la paix. Et dans l'accord, il y a des mécanismes qui vont permettre de continuer à travailler", a assuré M. Touadéra à quelques journalistes lors d'une visite à la communauté catholique de Sant'Egidio, engagée dans la médiation, après son entrevue avec le pape et avec les responsables de la diplomatie vaticane."Quand on a un accord, ce n'est pas que cela va aller de soi. Il y aura des difficultés", a-t-il ajouté. "Nous sommes engagés à faire en sorte que cet accord puisse amener la paix en Centrafrique. Nous allons tout faire ce qui est possible, dans le cadre des mécanismes qui ont été prévus"."C'est un grand défi. C'est pourquoi nous sommes venus demander des efforts supplémentaires, parce que c'est une chose d'avoir un accord, mais il faut appliquer, mettre en oeuvre cet accord, et nous avons besoin de tous les amis", a-t-il insisté.Dans un communiqué, le Vatican a précisé que le pape et ses diplomates avaient "encouragé l'engagement à promouvoir le vivre-ensemble pacifique et la réconciliation nationale, ainsi que les efforts pour mettre fin à tout type de violences et pour permettre aux réfugiés et déplacés de rentrer chez eux"."La réconciliation est en marche, et je pense que cela a commencé lors de la visite du Saint-Père (à Bangui en 2015). Il a semé la graine, nous continuons à l'arroser. Il y a des difficultés, il y a des défis, mais nous sommes confiants", a insisté le président devant la presse.Cinq des 14 groupes signataires de l'accord de paix conclu à Khartoum et signé début février à Bangui ont rejeté le nouveau gouvernement nommé dimanche, estimant qu'il n'était pas assez inclusif.Parmi eux figurent les trois principaux groupes armés issus de l'ex-coalition de la Séléka, qui avait pris Bangui en 2013 et déclenché une riposte des milices antibalaka autoproclamées d'autodéfense, plongeant le pays dans le chaos.L'accord de Khartoum est le 8e signé depuis 2013 pour tenter de ramener la stabilité. Près d'un quart des habitants ont dû fuir de chez eux et les combats sont quotidiens dans les provinces contrôlées à 80% par les groupes armés.
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