Cinq anciens dirigeants de la CBL, dont un fils de l'ex-présidente Ellen Johnson Sirleaf, Charles Sirleaf, ont été inculpés lundi à la suite de la publication de cet audit du cabinet conseil américain Kroll Associates et des investigations d'une commission d'enquête présidentielle.M. Sirleaf et deux de ses coprévenus, arrêtés la semaine dernière, ont comparu lundi et les deux autres les ont rejoints en détention le lendemain.Il leur est notamment reproché d'avoir fait imprimer sans autorisation un excédent de billets pour un montant de 2,645 milliards de dollars libériens (14,4 millions d'euros ou 16,3 M USD), dont ils ne peuvent justifier l'utilisation, selon l'accusation.George Weah, qui a succédé en janvier 2018 à Mme Sirleaf, avait annoncé en septembre l'ouverture le mois précédent d'une enquête sur l'entrée dans le pays de billets d'un montant de quelque 16 milliards de dollars libériens (99 millions USD ou 87 millions d'euros) destinés à la CBL, dont une partie aurait disparu, selon certaines informations non vérifiées.Dans son audit portant sur la période de janvier 2016 à décembre 2018, réalisé à la demande des Etats-Unis, sollicités par le Liberia, Kroll Associates conclut que les billets imprimés ont bien été livrés, mais relève de nombreuses "incohérences à chaque étape du processus d'entrée et de sortie des billets de la CBL".Dans un communiqué, les quatre partis d'opposition exigent l'arrestation du ministre des Finances, Samuel Tweah, et du gouverneur de la CBL, Nathaniel Patray, pour la "manière frauduleuse" dont ils ont conduit en 2018 une opération pour "éponger la liquidité excessive de dollars libériens"."Si certains de ceux qui sont directement responsables ne sont pas inquiétés, nous organiserons une série d'action à travers le Liberia pour exprimer notre mécontentement", affirment ces quatre partis, qui ont renoué en février leur alliance contre M. Weah scellée entre les deux tours de la présidentielle de 2017.L'audit se montre très critique de la méthode retenue par l'administration Weah pour cette injection dans l'économie, de juillet à octobre 2018, de 25 millions de dollars américains, estimant qu'elle a "augmenté le niveau de risque" de malversations et recommandant des vérifications supplémentaires.
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