Algérie: l'ancien N°2 du FIS inculpé "d'atteinte à la sécurité"

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ALGER (AFP)

L'ancien numéro deux de du Front islamique du salut (FIS, dissous) Ali Belhadj a été inculpé mercredi à Alger d'"atteinte à la sécurité de l'Etat" et d'"incitation à la rébellion armée", a-t-on appris de source proche du dossier.

M. Belhadj, qui était entendu par un juge d'intruction du tribunal de Bab El Oued, avait été interpellé par la police dans ce quartier populaire d'Alger lors des émeutes contre la vie chère entre le 6 et le 9 janvier.

M. Belhadj a refusé de répondre aux questions du magistrat et a rejeté les deux chefs d'inculpation, selon la même source.Il a été laissé en liberté après son audition.

Ces émeutes qui avaient touché l'ensemble du pays ont fait cinq morts et plus de 800 blessés.Les manifestations parties de ce quartier s'étaient ensuite étendues à une vingtaine des 48 départements du pays.

Ali Belhadj avait été interpellé alors qu'il participait à une manifestation de jeunes à Bab El oued, dans une tentative de se greffer à la révolte qui secouait le pays, à l'appel du co-fondateur du FIS Abassi Madani, réfugié au Qatar.

Mais Belhadj avait été mal accueilli dans ce quartier où il n'a réuni autour de lui qu'une poignée de jeunes, alors que ses discours passionnés enflammaient les foules il y a 20 ans.

Le ministre algérien de l'Intérieur Dahou Ould Kablia avait jugé que "la tentative de récupération a totalement échoué".

"Tous les vendredis, Ali Belhadj va autour d'une mosquée pour faire son petit cirque et de toute manière son audience est extrêmement limitée puisqu'à Bab El Oued il a été pris à partie par les jeunes, justement parce qu'ils ont vu qu'il voulait (les) récupérer comme en octobre 1988", avait M. Ould Kablia à l'AFP.

Ali Belhadj avait été libéré le 2 juillet 2003 après avoir purgé une peine de 12 ans de prison, suite à l'arrêt des élections législatives de décembre 1991 qui avaient failli voir la victoire de ce parti islamiste.

Il avait été réincarcéré en juillet 2005 pour apologie du terrorisme, avant sa libération en 2006 dans le cadre de la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale du président Abdelaziz Bouteflika, adoptée par référendum.En vertu de ce programme, Madani était parti en exil en 2003.

Il est reproché au FIS et à ses dirigeants d'avoir poussé à la violence et la création de groupes armés qui ont plongé le pays depuis 1992 dans des violences qui ont fait 200.000 morts, selon des sources officielles.

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