RDC: des "mouvements migratoires désordonnés" inquiètent des évêques du nord-est

Infos. Les évêques des provinces du nord-est de la République démocratique du Congo se sont déclarés inquiets de la présence des réfugiés sud-soudanais et centrafricains ainsi que des incursions des groupes armés ougandais et libyens devenues une source d'insécurité, dans un communiqué parvenu à l'AFP samedi.

RDC: des "mouvements migratoires désordonnés" inquiètent des évêques du nord-est
"La présence des réfugiés en provenance de certains pays voisins comme le Soudan du Sud et la République centrafricaine suscite l'inquiétude", écrivent les huit évêques de l'ex-province orientale (nord-est)."Les rebelles ougandais de la +Lord Resistance Army+ (Armée de résistance du Seigneur - LRA) et les UDA, des braconniers libyens, sont toujours actifs dans le nord du pays et leurs incursions continuent à faire de nombreuses victimes au sein de la population locale", alertent ces évêques. "De tels mouvements migratoires désordonnés font du nord-est du pays, où le pouvoir de l'État est quasi imperceptible à certains endroits, le ventre mou du territoire national qui peut se prêter facilement au risque de balkanisation du pays".Dans cette partie de la RDC, "des éleveurs mbororo s'installent de plus en plus et la présence d'autres d'éleveurs locaux devient une source d'insécurité", s'inquiètent ces évêques qui s'étaient réunis pendant trois jours.Les Mbororo désignent des éleveurs peuls, armés, de plusieurs nationalités qui se sont installés dans le nord-est de la RDC depuis 1989 à la recherche des terres fertiles, selon les autorités congolaises.Pour toutes ces raisons, ces évêques "invitent les nouveaux gouvernants à restaurer l'autorité de l'État et la sécurité dans cette portion du territoire national", après les élections générales du 30 décembre. A propos de ces élections, ces évêques déclarent avoir constaté "une profonde frustration de la population", à cause "des résultats biaisés" proclamés par la commission électorale et la Cour constitutionnelle donnant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle et le Front commun pour le Congo (FCC) de l'ancien président Joseph Kabila, majoritaire dans les assemblées nationale et provinciales.Lundi, l'épiscopat congolais, qui a contesté les résultats électoraux, a néanmoins appelé le nouveau président Tshisekedi a établir un État de droit, à sécuriser les frontières et à pacifier les zones en proie à l'insécurité et à la présence des groupes armés, à l'issue de leur assemblée générale à Kinshasa.

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