"A bas la loi de finances 2019!", "A bas les forces étrangères!", ont scandé les manifestants, qui répondaient à l'appel d'une coalition d'organisations de la société civile. Avec la présence des bases étrangères, "c'est la souveraineté du peuple qui est aliénée", a dénoncé Moussa Tchangari, un organisateur de la manifestation."On ouvre les portes (du Niger) pour que toutes sortes de forces extérieures : française, américaine, italienne, allemande viennent s'installer pour soit disant lutter contre le terrorisme et la migration irrégulière (...) or la situation sécuritaire est en train de se dégrader dans le pays", a-t-il lancé. "Nous sommes attaqués par ces terroristes malgré la présence des bases militaires américaines, françaises", a fulminé Maïkoul Zodi, membre de l'ONG internationale "Tournons la page". Les protestataires s'insurgent également contre la loi de finances 2019 où "sont reconduites les mêmes mesures anti-sociales (taxes et impôts) contenues dans celle de 2018 que nous avions décriées". En outre, les manifestants ont réclamé "la libération et l'arrêt des poursuites judiciaires" contre deux de leurs camarades écroués depuis près d'un an après des manifestations contre le budget 2018.Au Niger, la France possède une base sur l'aéroport de Niamey à partir de laquelle des avions de chasse et des drones -non armés- opèrent. Dans le cadre de l'opération Barkhane, les forces françaises disposent aussi d'une base à Madama, dans le nord nigérien.Le Niger a également permis la construction d'une importante base américaine de drones à Agadez (nord), dont le coût est estimé à une centaine de millions de dollars, et qui donne aux Etats-Unis une plate-forme de surveillance de premier plan. L'Allemagne dispose d'une base logistique à Niamey pour ravitailler ses troupes engagées au Mali voisin.Fin 2018, le ministre de la Défense du Niger Kalla Moutari, avait déclaré que son pays "a décidé de (faire) former sur place ses forces spéciales" par les armées de "France, d'Italie et des Etats-Unis", en estimant qu'une "armée classique ne pourra peut-être pas venir à bout" des jihadistes, notamment ceux du groupe Boko Haram qui sévit dans le sud-est proche du Nigeria.
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