L'ex-président de Madagascar Marc Ravalomanana a porté plainte auprès de la justice malgache contre les auteurs présumés de ce qu'il estime être le "coup d'Etat" qui l'a évincé du pouvoir en mars 2009, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
M. Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, a déposé mercredi auprès du Doyen des juges d'instruction une plainte avec constitution de partie civile visant "les auteurs et complices (du) coup d'Etat de mars 2009", indique un communiqué transmis à l'AFP du bureau de l'ancien président.
Madagascar est plongée dans une grave crise politique depuis fin 2008, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 du président Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant, Andry Rajoelina, alors soutenu par l'armée.
Sous la pression de la rue, M. Ravalomanana avait remis en mars 2009 ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à M. Rajoelina, son principal opposant, aujourd'hui toujours au pouvoir.
"Cette plainte fait suite aux aveux du lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina, qui a reconnu s'être rendu coupable d'attentat et de complots en vue de détruire ou de changer le gouvernement", explique le communiqué.
"Marc Ravalomanana a déposé une plainte contre X et contre le lt-colonel Charles Andrianasoavina, c'est le droit de tout citoyen", a confirmé à l'AFP la ministre de la Justice Christine Razanamahasoa.
"Il appartient au juge d'instruction de décider s'il faut mener une enquête ou pas", a-t-elle ajouté.
Le Lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina fait partie des éléments de l'armée qui se sont soulevés contre le régime de Marc Ravalomanana en mars 2009 pour soutenir M. Rajoelina.
Le 5 janvier dernier, il avait déclaré à la presse avoir été payé pour participer à "un double coup d'Etat en 2009", faisant allusion aux événements courant mars.
L'officier est aujourd'hui en détention préventive suite à son implication dans une tentative de coup d'Etat militaire le 17 novembre dernier contre le régime de M. Rajoelina.
"C'est une plainte contre le peuple qui s'est révolté en 2009.Elle n'aura aucune influence sur notre détermination à résoudre la crise et à avancer vers le processus électorale", a commenté la ministre.
Le régime de Transition prévoit des élections législatives, présidentielle et communales en 2011.Cette feuille de route n'est pas reconnue par la communauté internationale qui continue d'appeler à un processus plus consensuel et inclusif.
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