jeudi, le département du Trésor américain a annoncé avoir décidé de geler les avoirs de Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), son vice-président Norbert Basengezi et son fils Marcellin Basengezi pour avoir détourné des fonds "à des fins d'enrichissement personnel"."Sous le leadership de Nangaa, les responsables de la Céni ont gonflé de 100 millions de dollars le coût du contrat des machines à voter", a accusé le Département du Trésor. Ces "machines" ont été achetées à une société sud-coréenne."Contrairement aux sanctions américaines, je n'ai jamais été associé à aucune oeuvre de corruption", a posté sur son compte Twitter M. Nangaa, se déclarant "fier (...), d'avoir humblement apporté ma petite pierre à l'édifice de la première alternance démocratique en RDC 58 ans après son indépendance"."Avec mes collègues, nous avons agi suivant les orientations de la plénière de @cenirdc et sous le contrôle de l'@Assemblee nationale", a-t-il expliqué."Le processus électoral s'est déroulé dans un environnement difficile caractérisé de méfiance entre acteurs. Il y a eu des faiblesses (pour lesquelles nous sollicitons l'indulgence des uns et des autres) mais également des forces qui nécessitent consolidation", a indiqué M. Nangaa."Sans tomber dans l'auto-satisfaction, nous sommes fiers également d'avoir participé à la paix sociale qui règne aujourd'hui dans un contexte post-électoral quand beaucoup imaginaient qu'il serait chaotique", a-t-il expliqué.L'élection présidentielle a été remportée par le candidat de l'opposition Félix Tshisekedi, d'après les résultats de la Céni validés par la Cour constitutionnelle.Son adversaire Martin Fayulu a accusé Corneille Nangaa d'avoir "fabriqué" les résultats, dénonçant un "putsch électoral" orchestré par l'ex-président Joseph Kabila.Félix Tshisekedi a été investi le 24 janvier en présence de son prédécesseur Joseph Kabila.Le département d'État américain avait annoncé il y a un mois des premières sanctions à l'encontre de M. Nangaa, son vice-président, les présidents de la Cour constitutionnelle et de l'ancienne Assemblée nationale, leur interdisant l'accès au territoire américain.
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