Le dirigeant poursuivait le groupe audiovisuel français de service public, France Télévisions, ainsi qu'un historien et un avocat critiques, pour cinq passages de ce film intitulé "Le Burundi en proie à des violences extrêmes".Le tribunal correctionnel a considéré que les trois premiers passages poursuivis, censés montrer "trois jeunes opposants assassinés" par des "instructeurs congolais venus former les milices burundaises" ne visaient pas la personne du président burundais, et n'étaient donc pas diffamatoires à son encontre.Ces images fournies par l'avocat belge Bernard Maingain s'étant par ailleurs révélées erronées, la chaîne France 3 avait retiré le reportage de son site en invoquant des "erreurs factuelles".Les deux autres passages faisaient état d'exactions menées "chaque jour" dans le pays et accusaient le président Nkurunziza de mener "une répression impitoyable contre les opposants". "Des centaines ont été retrouvés morts, mais jusqu'à présent le régime a toujours nié son implication", précisait le reportage.Jugeant ces passages diffamatoires envers le président burundais, le tribunal a toutefois relaxé les prévenus au titre de la bonne foi - "base factuelle suffisante" et "prudence dans l'expression" notamment.Pierre Nkurunziza, qui réclamait un euro de dommages et intérêts et la publication de la décision, a donc été débouté.Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis l'annonce en avril 2015 de la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat controversé et son élection en juillet suivant. Les violences ont fait plus de 1.200 morts et forcé plus de 340.000 personnes à quitter le pays, poussant la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête.
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