Les carrières dans l'armée, la police et les douanes sont tellement attractives pour de nombreux jeunes sans emploi qu'"il ne faut pas s'étonner que tout le monde" veuille prendre part aux sélections, "avec tous les risques que cela comporte", a commenté lundi un haut gradé de l'armée guinéenne ayant requis l'anonymat.Les candidats à l'incorporation devaient finir en bonne position à l'issue de la première épreuve, une course à pied de 8 km organisée dans chaque région, pour pouvoir ensuite passer d'autres tests physiques ("abdos" et "pompes") et intellectuels, et figurer à l'issue de ceux-ci sur la liste des 8.400 présélectionnés, selon le ministère de la Défense nationale.Sékou Soumara, 24 ans, qui avait participé à la course organisée à Mandiana (est), s'est effondré à quelques mètres du camp militaire, selon le maire de la ville, Ibrahima Siré Diakité. Emmené à l'hôpital puis rapidement libéré par les médecins, il était rentré chez lui, où il a été pris d'un nouveau malaise, fatal cette fois, selon la même source.André Haba, 30 ans, a lui aussi succombé samedi après avoir parcouru les 8 km, sous les yeux des médecins qui encadraient l'épreuve organisée à N'Zérékoré (sud), selon un médecin de la ville, Balla Samoura.Michel Pascal Pivi, 28 ans, Mamady Traoré, 32 ans, et Bakary Laye Keïta, 23 ans, sont quant à eux décédés dans des circonstances similaires à Kankan (est), selon une source sécuritaire de la région.Pour la seule ville de Siguiri, proche de la frontière malienne, il y avait 2.195 candidats pour 200 places disponibles à l'issue de la présélection, selon une source militaire.
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