Vingt-quatre jihadistes "neutralisés" par les armées du Mali et du Burkina Faso

Infos. Les armées du Mali et du Burkina Faso ont "neutralisé" 24 jihadistes lors d'une opération conjointe menée depuis deux semaines à la frontière entre les deux pays, ont indiqué vendredi des sources militaires maliennes.

Vingt-quatre jihadistes "neutralisés" par les armées du Mali et du Burkina Faso
L'opération Kapidgou a été conduite par une unité antiterroriste burkinabè en coordination avec les Forces armées maliennes (FAMa) dans une forêt du sud de Koro (centre du Mali), près de la frontière avec le Burkina Faso, selon un communiqué de l'armée malienne."Les FAMa ont effectué la reconnaissance par le feu avant de ratisser avec les Burkinabè ladite forêt. Le bilan est de 24 éléments des Groupes Armés Terroristes (GAT) neutralisés, cinq suspects appréhendés, tous conduits au Burkina, et une dizaine d'armes récupérées", indique le texte."Il s'agit pour les soldats maliens et burkinabès de se donner la main pour neutraliser des groupes armés terroristes des deux côtés de la frontière", a expliqué à l'AFP un militaire malien basé à Koro. Selon lui, il s'agit d'une offensive "différente de l'opération Tièsaba/Bourgou 1", au cours de laquelle l'armée malienne et la force française Barkhane avaient "neutralisé" 15 jihadistes présumés le 7 avril près de la frontière avec le Burkina.Selon un chef de peloton malien, l'opération Kapidgou est en cours "depuis deux semaines"."Ce sont des opérations qui vont continuer, parce que plusieurs bandits et terroristes évoluent dans ces zones", a expliqué le gouverneur de la région de Mopti (centre), le général Sidi Alassane Touré.Les détachements maliens "travaillent avec la Minusma (la mission de l'ONU au Mali) pour la sécurité des personnes et de leurs biens" et "d'autre part, ils sont avec Barkhane", "mais l'opération Kapidgou est menée avec le Burkina Faso", a souligné le gouverneur.L'état-major français avait annoncé mercredi que les armées française et malienne avaient mis "hors de combat" la semaine dernière une trentaine de jihadistes, saisi des armes et démantelé un camp d'entraînement lors d'une vaste opération près de la frontière avec le Burkina Faso. Cette opération visait notamment le groupe Ansaroul Islam, accusé de semer la terreur dans le nord du Burkina, théâtre d'attaques régulières depuis 2015.Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit.Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires.

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