Trois des quatre favoris pour la présidentielle du 31 janvier au Niger, dont d'ex-proches du président déchu Mamadou Tandja, ont scellé mardi une alliance en vue du second tour en mars, dont le principal exclu est l'opposant historique Mahamadou Issoufou, a constaté l'AFP.
L'"Alliance pour la réconciliation nationale (ARN)" a été signée à Niamey par Seini Oumarou, candidat du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, parti de M. Tandja), Hama Amadou (Moden, Mouvement démocratique nigérien) et Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu du pays (1993-1996) et candidat de la Convention démocratique et sociale (CDS).
MM.Oumarou et Amadou ont tous deux été Premier ministre du président Tandja, renversé par un coup d'Etat militaire en février 2010, et M. Ousmane fut longtemps l'un de ses soutiens.
Trois autres candidats ont signé cette alliance, les ex-Premiers ministres Cheiffou Amadou (Rassemblement social démocrate, RSD) et Amadou Boubacar Cissé (Union pour la démocratie et le république, UDR), ainsi qu'Ousmane Issoufou Oubandawaki (Rassemblement des patriotes nigériens, RPN).
Les six prétendants iront en rang dispersé au premier tour lundi prochain mais s'engagent à "assurer l'élection" de celui d'entre eux qui arriverait au second tour le 12 mars.
Le quatrième favori du scrutin, Mahamadou Issoufou, opposant historique à M. Tandja, apparaît comme le premier visé par cette nouvelle alliance à laquelle il ne participe pas.
Son Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) a remporté les élections municipales du 11 janvier, prélude à la présidentielle destinée à rétablir un régime civil.
L'accord conclu mardi est un retournement d'alliance: les six signataires ont en effet annoncé leur retrait d'une première coalition formée en juillet 2010 par les formations, notamment celle de M. Issoufou, qui avaient combattu en 2009 le maintien au pouvoir de M. Tandja (1999-2010) au terme de son dernier mandat légal.
La semaine dernière, Mahamadou Issoufou a refusé de signer une lettre adressée par huit des dix candidats au chef de la junte, le général Salou Djibo, demandant notamment un report du scrutin, la révision du fichier électoral et l'édition de nouvelles cartes d'électeurs.
Cette lettre "contient des choses avec lesquelles nous n'étions pas d'accord, dont la révision du fichier électoral et des nouvelles cartes", a expliqué Mohamed Bazoum, vice-président du PNDS.
Quelques jours plus tôt, la quasi-totalité des candidats, dont M. Issoufou, avaient demandé un report de l'élection en invoquant des problèmes d'organisation, mais cette option a été fermement repoussée par le général Djibo.
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