Le président du SDF, Ni John Fru Ndi, a échangé vendredi avec le Premier ministre qui a entamé jeudi une visite dans les régions anglophones, théâtre d'un violent conflit depuis fin 2017. A son arrivée à Bamenda, dans le Nord-Ouest, l'une des deux régions anglophones, le Premier ministre a déclaré que le président Paul Biya était prêt à un dialogue formel pour résoudre la crise. Il a précisé que ces pourparlers pourront porter sur tous les sujets, exceptés la partition du Cameroun. Durant les discussions, le SDF a fait quatre propositions pour résoudre la crise anglophone, selon une note d'information du parti transmise vendredi à l'AFP.Le parti, qui prône le fédéralisme, a demandé "un cessez-le-feu immédiat" et la démobilisation des forces armées comme des séparatistes. Le SDF a également réclamé "la libération immédiate de tous les prisonniers politiques incarcérés dans le cadre de cette crise", ainsi que la désignation d'un médiateur en vue de préparer ces pourparlers. "Tout le monde doit être écouté. Le SDF est pour le débat politique inclusif sur cette crise avec une position claire et sans ambiguïté qui est le fédéralisme comme forme de l'Etat. La sécession est à proscrire", a réagi auprès de l'AFP un responsable du SDF, Jean Robert Wafo. Pour autant, "on peut bien écouter les sécessionnistes sans toutefois être d'accord avec le principe de la sécession", a-t-il ajouté.Les séparatistes anglophones du Cameroun, pays à majorité francophone, militent pour la création d'un Etat indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, ces régions sont le théâtre d'un violent conflit armé qui n'a cessé de prendre de l'ampleur.Des combats opposent régulièrement l'armée, déployée en nombre, à des groupes épars de séparatistes armés qui, cachés dans la forêt équatoriale, attaquent gendarmeries et écoles et multiplient les enlèvements.Selon l'ONU, depuis le début du conflit la crise a déjà forcé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile.
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