Cette visite à Kinshasa, qui fait suite à un entretien du président Emmanuel Macron avec M. Tshisekedi en mars à Nairobi, vise à "soutenir la transition en République démocratique du Congo et le président élu en janvier", a-t-on indiqué mercredi dans l'entourage du ministre.Jean-Yves Le Drian "annoncera un réengagement concret de la France pour appuyer cette dynamique", avec notamment un "renforcement de la coopération de sécurité et de défense en termes de formation", a-t-on ajouté.Il annoncera aussi un soutien accru de la France dans les secteurs de la santé et de l'éducation ainsi qu'une plus grande coopération sur "le climat et la biodiversité" - l'écosystème du bassin du Congo est le deuxième bassin forestier au monde - et la francophonie, la RDC étant le premier pays francophone du monde par sa population avec 80 millions d'habitants.Le ministre français des Affaires étrangères avait mis en doute le 10 janvier, en des termes peu diplomatiques, la victoire de l'opposant Félix Tshisekedi à la présidentielle du 30 décembre.Il avait alors estimé que l'issue du scrutin n'était "pas conforme" aux attentes - un sentiment partagé par la puissante Eglise catholique congolaise et de nombreux acteurs internationaux - et que l'autre opposant, Martin Fayulu, en était "a priori" le vainqueur. Ce dernier a qualifié de son côté de "putsch électoral" les résultats de la présidentielle.Jean-Yves Le Drian avait ensuite qualifié de "compromis à l'africaine" l'élection, doublée d'une victoire du camp de l'ex-président Joseph Kabila aux législatives.Lors d'une rencontre le 14 mars en marge du "One Planet Summit" à Nairobi, Emmanuel Macron a appelé le nouveau président à "prendre son autonomie" vis-à-vis du clan de son prédécesseur - les deux sont liés par un accord de coalition - et à "faire des gestes vis-à-vis de l'autre opposition", à savoir Martin Fayulu.Jean-Yves Le Drian se rendra ensuite au Tchad le 21 mai pour y rencontrer le président Déby, avec lequel il entretient une relation de confiance depuis son passage au ministère de la Défense de 2012 à 2017, sous la présidence de François Hollande.Il appellera le Tchad "au maintien de l'effort commun au Sahel", où l'armée tchadienne est un pilier de la lutte antijihadiste, et abordera aussi avec le président Déby la situation en Libye et en Centrafrique.Le chef de la diplomatie française "encouragera aussi le Tchad à concrétiser la tenue des élections législatives cette année dans un climat apaisé et avec un scrutin transparent et inclusif". L'opposition reproche à la France de protéger le régime du président Idriss Déby, arrivé au pouvoir en 1990 en renversant Hissène Habré. Certains opposants dénoncent aussi les récentes frappes françaises contre une colonne de rebelles tchadiens entrés au Tchad depuis la Libye.Le dernier scrutin législatif dans ce pays s'est déroulé en 2011. A plusieurs reprises, Idriss Déby a annoncé la tenue d'élections législatives avant de les repousser à chaque fois, invoquant un manque de financement.
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