Le 25 avril, ce petit bout de terre qui pointe au large des côtes de l'extrême nord du pays a été balayé par des vents approchant les 300 km/h et noyé sous des trombes d'eau.La plupart des bâtiments (90%) ont été détruits, y compris ses quelques mosquées. Seule l'une d'entre elles est toujours debout, mais largement privée de toit.Les hommes se pressent dans la partie encore couverte, les femmes prient à l'extérieur, sous le soleil brûlant. "Très peu de fidèles participent aux prières parce que (...) les mosquées ont été détruites", déplore le chef du village de Guludo, Muzasufar Abakari.Le régime est spartiate au coucher du soleil, lorsqu'il s'agit de rompre le jeûne. D'ordinaire synonyme de riches repas à grand renfort de pâtisseries gavées de sucre, il se limite cette année à Ibo aux biscuits à haute densité en calories offerts par les ONG humanitaires ou les agences de l'ONU."Il n'y a pas de nourriture et les gens tournent en rond", ajoute Muzasufar Abakari, "vendredi (le jour de la grande prière) il n'y avait personne à la mosquée parce qu'elle n'a plus de mur".Même endommagée, elle sert toutefois de refuge à la nuit tombée aux fidèles qui ont perdu leur logement."Nous n'avons plus rien, ni vêtement ni nourriture, alors il ne nous reste plus qu'à prier", dit l'imam du village de Kumwamba, Saidi Cassabo, "si Dieu le veut, nous aurons de l'aide".
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