Un vice-amiral de l'US Navy s'est prononcé mercredi pour l'emploi de méthodes inspirées du contre-terrorisme pour lutter contre les pirates somaliens.
Selon le vice-amiral Mark Fox, il est impératif de mettre en oeuvre une stratégie plus dure contre les pirates étant donné qu'ils s'attaquent à des navires de la marine marchande non plus seulement au large de la Corne de l'Afrique, mais désormais aussi à ceux croisant au large des côtes indiennes.
Le nombre de personnes prises en otages par les pirates est passé de 350 en septembre à 750 ce mois-ci, a indiqué le vice-amiral Fox, chef des forces navales au sein du commandement central de l'armée américaine (Centcom).
"Un changement d'approche" est justifié, selon lui, car "l'étendue du problème a changé".
Il a suggéré l'emploi de méthodes généralement utilisées par les Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme, telles que des attaques préventives ou des frappes menées par des drones, des avions sans pilote.
Le haut gradé a toutefois reconnu que ses recommandations ne trouvent pas forcément un écho très favorable auprès du commandement de la force navale européenne Atalante, chargée de lutter contre la piraterie au large de la Somalie.
Selon lui, ses homologues européens lui auraient dit ne pas être partisans d'un recours plus fréquent aux méthodes qu'il préconise.
Dans un rapport remis lundi au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, l'ancien ministre français Jack Lang a proposé des mesures nouvelles pour lutter contre la menace des pirates au large de la Somalie, dont la mise en place d'une cour spécialisée somalienne extraterritoriale.
Selon ce rapport, la piraterie coûte entre 7 et 12 milliards de dollars par an à la communauté internationale.
Les pirates somaliens ont capturé près de 2.000 otages et ont perçu des rançons allant jusqu'à 9,5 millions de dollars pour des bateaux dont ils ont pris le contrôle depuis 2008, en dépit de la présence dans l'océan Indien de nombreuses marines internationales.
Environ sept pirates appréhendés sur dix sont libérés faute de preuves suffisantes et de pays prêts à les juger et à les incarcérer.
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