Paris condamne "dans les termes les plus forts" les violences commises, dont les auteurs doivent "répondre devant la justice", et demande "qu'une enquête indépendante soit mise en place par les autorités soudanaises", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.Le gouvernement soudanais a cherché jeudi à minorer l'ampleur de la répression sanglante des derniers jours contre la contestation, estimant que le bilan n'avait "pas dépassé 46" morts.Selon un comité de médecins proche de la contestation, au moins 108 personnes ont été tuées et plus de 500 blessées en trois jours, pour la plupart dans la dispersion brutale d'un sit-in devant le siège de l'armée lundi à Khartoum.La France appelle à la "reprise du dialogue entre le Comité militaire de transition et l'opposition afin qu'un accord inclusif soit rapidement trouvé sur les institutions de la transition et qu'un gouvernement civil soit mis en place", a ajouté la porte-parole, Agnès von der Mühll.Elle s'est dite "déterminée à poursuivre son action" auprès de l'Union africaine et des acteurs régionaux "pour qu'une transition pacifique puisse aboutir".Les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite et l'Egypte, alliés stratégiques de la France, soutiennent les militaires soudanais qui ont renversé le président Omar el-Béchir en avril.Quelques jours avant la répression, le chef du Conseil militaire au pouvoir au Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhane, s'était rendu dans ces trois pays, foncièrement hostiles aux soulèvements populaires dans la région.
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