Le jugement d'Antonio Francisco Mavambo, alias "Cabelo Branco", un Angolais considéré comme l'auteur du meurtre avec préméditation de Benoit Nayme, avait été mis en délibéré à l'issue de deux journées d'audience fin mai. "Aux côtés de cet homme d'une vingtaine d'années, qui purge déjà une peine de 17 ans prison pour un autre homicide, quatre autres Angolais étaient poursuivis pour complicité ou recel", a déclaré lundi à l'AFP Me André Buffard, qui était présent au procès avec plusieurs membres de la famille."Après avoir reconnu le meurtre de Benoit Nayme durant l'enquête, il a nié les faits durant le procès, assurant que ses aveux avait été obtenus sous la torture", a rapporté Me Buffard. Parallèlement à ce jugement, l'enquête se poursuit en Angola et en France, "avec l'objectif d'identifier les commanditaires de l'assassinat", a ajouté l'avocat. En mars 2018, une information judiciaire pour "homicide volontaire" a été ouverte dans un tribunal parisien."Parmi les pistes évoquées figure celle de l'éventuelle découverte d'une affaire de corruption par le jeune ingénieur que son employeur avait envoyé comme chef de projet au Cabinda", selon l'avocat français. Originaire de Saint-Etienne (centre de la France), M. Nayme travaillait depuis 2014 en Angola au sein de l'entreprise française de chaudronnerie Friedlander (groupe Ortec), sous-traitante du pétrolier américain Chevron. Il avait été retrouvé mort roué de coups dans la nuit du 30 novembre 2016 dans sa maison du Cabinda, une enclave angolaise aux frontières du Congo et de la République démocratique du Congo (RDC).La police angolaise avait initialement envisagé l'hypothèse d'un cambriolage qui a mal tourné avant d'orienter son enquête sur la piste d'un assassinat.Mécontente des progrès de l'enquête locale, la famille de la victime s'était mobilisée auprès des autorités françaises pour accélérer la coopération judiciaire entre les deux pays. Elle avait notamment rencontré le président français Emmanuel Macron.L'enquête a progressé grâce à l'aide technique et scientifique (téléphonie et analyses ADN) des policiers français. DM/san/fjb
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