"Il s'agit de la première expulsion par la France vers l'Erythrée, pays où règne l'une des dictature les plus violentes du monde", a déploré l'association dans un communiqué.Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Intérieur n'a pas réagi dans l'immédiat.La préfecture des Pyrénées-Orientales (sud-ouest) a indiqué que "l'éloignement" de cette femme s'est effectué "en application des décisions de justice prononcées à son encontre".La femme était en possession d'un "titre de séjour contrefait" lors de son interpellation dans un car en provenance d'Espagne, selon la préfecture.Placée au centre de rétention administrative de Toulouse (sud-ouest) le 8 mai, la ressortissante érythréenne a saisi le tribunal administratif en vue d'annuler la décision l'obligeant à quitter le territoire français, puis déposé une demande d'asile, selon la même source.Ces deux requêtes ont été rejetées, respectivement par le tribunal administratif et par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), a ajouté la préfecture.La Cimade dénonce un examen de la demande d'asile "dans l'urgence et par vidéoconférence" et le fait que la femme ait été privée d'un droit au recours auprès de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) après la décision négative de l'OFPRA."L'expulsion a été réalisée sous escorte policière via Istanbul", selon l'ONG.Des centaines de milliers d'Érythréens ont fui ces dernières années leur pays. En 2018, la rapporteuse spéciale de l'ONU en Erythrée s'inquiétait de la persistance de "violations massives des droits de l'Homme" par le régime, dénonçant en particulier le service militaire illimité, accusé de transformer des centaines de milliers d'Érythréens en esclaves.Dirigée d'une main de fer par le président Issaias Afeworki depuis son indépendance en 1993, l'Érythrée figure systématiquement dans les dernières places des classements internationaux en matière de libertés politiques, d'expression et des droits de l'Homme.
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