La France privilégie les sanctions financières, plutôt qu'une intervention militaire africaine, pour forcer le président sortant de Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir, a déclaré vendredi la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie.
Interrogée sur la chaîne I-télé, la ministre a affirmé que les chefs d'Etat de l'Union africaine, qui se réuniront dimanche à Addis Abeba, allaient accroître la pression sur Laurent Gbagbo."Il y aura probablement des mesures supplémentaires qui vont être prises à cette occasion", a-t-elle dit.
Le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice du G8 et du G20, doit participer à ce sommet de l'UA.
Selon Michèle Alliot-Marie, une opération militaire de la Communauté des Etats indépendant d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour chasser Laurent Gbagbo "ne peut être qu'un dernier recours que nous voulons absolument éviter".
"C'est la raison pour laquelle nous essayons d'agir par le biais des pressions sur tous ceux qui refusent autour de M. Gbagbo --et sur M. Gbagbo lui-même-- d'accepter les résultats des élections où les Ivoiriens se sont très clairement prononcés", a-t-elle déclaré.
Pour la communauté internationale, c'est Alassane Ouattara, déclaré vainqueur des élections par la commission électorale ivoirienne, qui est le président de la Côte d'Ivoire.Mais Laurent Gbagbo, proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel, se maintient au pouvoir depuis le second tour du scrutin qui a eu lieu le 28 novembre.
La France compte sur les sanctions financières pour faire partir Laurent Gbabgo."Ce que nous essayons de faire, c'est de le couper de ses sources financières, qui permettent notamment de payer l'armée", a-t-elle dit.La ministre française a reconnu qu'il était difficile de prédire quand ces mesures auraient de l'effet."Je ne peux pas le dire au jour près", a-t-elle admis.
L'Union européenne a notamment gelé à la mi-janvier les avoirs financiers de Laurent Gbagbo et de quelque 90 personnes membres de son entourage.Par ailleurs, les institutions financières communes aux Etats d'Afrique de l'Ouest ne reconnaissent plus que la signature d'Alassane Ouattara.
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