"Notre pays est confronté à de nombreux défis. Notre économie n'avance plus, nous ne créons pas assez d'emplois", a lancé M. Ramaphosa lors de son premier discours devant le Parlement depuis sa réélection dans la foulée des législatives du 8 mai."Nos perspectives économiques sont extrêmement faibles", a-t-il insisté.M. Ramaphosa a succédé en février 2018 à la tête de l'Afrique à Jacob Zuma, contraint à la démission après neuf ans d'un règne entaché de scandales politico-financiers. Il a été reconduit dans ses fonctions en mai après la victoire aux législatives du son parti, le Congrès national africain (ANC), promettant de "restaurer l'espoir" dans un pays "accablé" par le chômage, les inégalités et la corruption."Notre économie doit croître à un taux nettement supérieur à celui de la population (environ 1,5% par an, NDLR)", a-t-il proclamé jeudi soir, "deux millions de jeunes de plus doivent avoir un emploi dans les dix ans à venir".La croissance du pays le plus industrialisé du continent est flageolante depuis la crise mondiale de 2008 - elle a même reculé de 3,2% au premier trimestre de cette année - et le taux de chômage atteint 27% (plus de 50% chez les jeunes).Le président Ramaphosa a également répété son engagement à sauver la compagnie nationale d'électricité Eskom, qui croule sous une dette de 26 milliards d'euros.Le chef de l'Etat a promis de débloquer rapidement une "part significative" des milliards nécessaires à sa survie. "Eskom est trop importante pour la laisser faire faillite", a-t-il dit.M. Ramaphosa a enfin annoncé son intention de réduire la criminalité "par deux", de faire en sorte que chaque enfant de 10 ans sache lire et que plus personne ne souffre dans la faim d'ici à la prochaine décennie.Au pouvoir depuis la fin de l'apartheid en 1994, l'ANC a réalisé le 8 mai le plus mauvais score de son histoire à des élections nationales (57,5%) mais conservé sa majorité au Parlement.
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