La Haute Autorité de la communication (HAC), créée en février 2018 "apparait clairement comme un instrument de défense des intérêts du régime et se mue en véritable bourreau des médias au détriment de sa mission première de défense de la liberté de la presse", s'indigne l'ONG française dans un billet publié sur son site mercredi soir.Cette prise de position fait suite à la décision prise par la HAC, le 20 juin, de suspendre pour un mois la parution du journal gabonais Fraternité pour un article publié le 13 juin intitulé "Qui dirige le Gabon ?"Dans cet article, le quotidien s'interroge sur la capacité du président Ali Bongo Ondimba à diriger le Gabon, alors que celui-ci a été victime fin octobre d'un accident vasculaire-cérébrale (AVC) dont il se remet actuellement. "Depuis son entrée en fonction il y a un an, la HAC a procédé à une douzaine de suspensions arbitraires privant différents médias de publication ou d'antenne pour une durée cumulée de 28 mois", affirme le responsable du bureau Afrique de RSF, Arnaud Froger, dans ce billet.Sollicités par l'AFP, il n'était pas possible jeudi en fin d'après-midi d'obtenir une réaction de la HAC ou du ministère de la Communication du Gabon. Dans son billet, RSF demande une réforme du fonctionnement de la HAC "censée être une autorité administrative indépendante". "Les médias qui osent critiquer le président ou ses proches s'exposent à des sanctions presque systématiques", ajoute l'organisation.L'autorité gabonaise de régulation des médias est présidée par Raphaël Ntoutoume Nkoghe, ancien conseiller chargé des relations avec la presse à la présidence de la République.Petit pays pétrolier d'Afrique centrale, le Gabon est dirigé par Ali Bongo Ondimba, qui a succédé en 2009 à son père Omar Bongo, qui avait accédé au pouvoir en 1967.
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