Visés par des interdictions de voyages, ces cinq individus s'ajoutent à trois premiers Maliens sanctionnés de la même mesure en décembre par le Conseil et pour la même raison.Parmi les nouveaux noms ajoutés à la liste, est désigné Ahmed Ag Albachar, né le 31 décembre 1963, homme d'affaires et conseiller spécial du gouverneur de la région de Kidal (nord).Il est accusé par l'ONU d'implication dans des attaques contre des Casques bleus, des forces maliennes ou la force G5-Sahel. Il est aussi reproché à ce membre influent du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad d'entraver la distribution d'aide humanitaire. Dans la région de Kidal, "aucune action humanitaire ne peut être réalisée sans qu'il en soit informé et qu'il ait donné son accord", estime l'ONU.Mohamed Ould Mataly, parlementaire local né en 1958, est accusé de son côté de s'être opposé à des restructurations administratives à Gao. Il est aussi soupçonné par l'ONU d'implication, via des intérêts financiers, dans des trafics, notamment de drogue.Les trois autres Maliens fichés sont: Houka Houka Ag Alhousseini, né en 1962, enseignant, nommé par le chef islamiste Iyad Ag Ghaly comme responsable de la région de Tombouctou. Il est accusé d'avoir des liens avec des organisations terroristes; Mohamed Ben Ahmed Mahri, né en 1979, accusé de soutien financier à des organisations criminelles et de diriger un réseau de trafic de cannabis transfrontalier; et Mahri Sidi Amar Ben Daha, né en 1978, et figurant parmi les responsables militaires du Mouvement arabe de l'Azawad (pro-gouvernemental).Instauré en 2017, le régime de sanctions de l'ONU contre des individus accusés d'entraver le processus de paix au Mali est séparé d'un autre régime de sanctions onusien visant à lutter contre le terrorisme dans le monde. En application de ce dernier régime, en vigueur depuis 1999, une procédure est en cours à l'ONU, selon des diplomates, pour y ajouter le prédicateur malien Amadou Koufa, à la tête d'un groupe jihadiste apparu en 2015 dans le centre du Mali.
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