Les bureaux de vote ont ouvert lundi vers 08H00 (locales, 07H00 GMT) au Niger pour l'élection présidentielle destinée à installer un civil au pouvoir après le coup d'Etat militaire de février 2010 contre Mamadou Tandja.
Le chef de la junte aux commandes depuis un an, le général Salou Djibo, qui n'est pas candidat, a voté le premier à la mairie de Niamey, dans le centre-ville.
"J'éprouve un sentiment de réelle satisfaction et d'espoir.Satisfaction parce que nous avons créé les conditions pour que les Nigériens puissent choisir ceux à qui ils souhaitent donner leur voix pour les cinq années à venir.Espoir parce que c'est un nouveau départ pour le Niger", a-t-il lancé.
"Ce nouveau départ doit permettre aux autorités librement élues par le peuple nigérien de travailler et de se consacrer au développement du Niger", a-t-il ajouté.
"J'appelle tous les Nigériens à sortir massivement pour (élire) leurs députés et leur président", a conclu le général Djibo, accompagné des membres de la junte et du gouvernement.
Quelque 6,7 millions d'électeurs sont appelés aux urnes.Les bureaux de vote, ouverts pour la présidentielle couplée à des législatives, fermeront à 18H00 GMT.
Dans ce pays enclavé du Sahel, l'un des plus pauvres du monde, quatre hommes parmi les dix candidats font figure de favoris pour le fauteuil présidentiel: l'opposant historique Mahamadou Issoufou, deux ex-Premiers ministres de M. Tandja, Seini Oumarou et Hama Amadou, ainsi que Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu (1993-1996).
En début de matinée à Niamey, les électeurs attendaient leur tour par petits groupes devant les bureaux de vote, tandis que les forces de l'ordre effectuaient en ville des patrouilles à bord de 4x4.
Après avoir déposé son bulletin dans l'urne dans une école primaire d'un quartier populaire de l'ouest de Niamey, Djibo Hadjara, enseignante d'une trentaine d'années, a confié à l'AFP avoir filé au bureau de vote sans avoir pris le temps de "préparer le petit déjeuner pour (ses) enfants"."Je veux que le nouveau président aide les pauvres et surtout les enseignants et les élèves", a-t-elle ajouté, la tête couverte d'un voile noir et blanc.
Amadou Hassane, étudiant, "espère que le nouveau président sera là pour le peuple et non pour sa famille".
Il espère aussi que le prochain chef de l'Etat agira pour développer le secteur agricole, dans un pays abonné aux crises alimentaires."Tendre la main pour quémander à manger, au XXIe siècle, c'est une vraie honte pour le Niger", s'indigne-t-il.
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