Le comité de politique monétaire de l'institution a décidé de réduire son taux de base de 6,75 à 6,5% en raison de faibles perspectives de croissance et de la stabilité de l'inflation, a indiqué le gouverneur de la Banque, Lesetja Kganyago.Avec cette décision, l'Afrique du Sud rejoint d'autres pays émergents comme le Chili, la Malaisie et l'Inde qui ont baissé le coût du crédit ces derniers mois.Le produit intérieur brut (PIB) sud-africain a reculé de 3,2% en rythme annuel au premier trimestre 2018, son plus fort recul sur trois mois enregistré ces dix dernières années, pour cause de rationnements d'électricité, de faiblesse des investissements et de la consommation des ménages.L'économie sud-africaine ne s'est jamais réellement remise de la crise financière mondiale de 2008.Sa croissance reste depuis désespérément molle - 0,8% en 2018 et des prévisions à 1,2% en 2019 - et son taux de chômage endémique à plus de 27% (50% chez les jeunes).La croissance devrait s'établir à respectivement 1,8% et 2% en 2020 et 2021, selon les prévisions de la SARB.Au pouvoir depuis le début 2018, le président Cyril Ramaphosa a répété sa volonté de relancer la machine économique du pays, de créer des emplois et de relancer les investissements étrangers, jusque-là sans grand résultat.La décision de la SARB "est bonne pour l'économie", a noté l'économiste Raymond Parsons, de l'université du Nord-Ouest. Mais "seules des réformes structurelles permettront à l'économie de rompre avec son cycle de faible croissance", a-t-il ajouté.
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