Des centaines de manifestants se sont rassemblés mardi matin dans le centre de Kasserine, dans le centre de la Tunisie pour dénoncer la situation chaotique de cette ville secouée lundi par de violents incidents;.
Selon Mohamed Drbali, membre du "comité régional pour la sauvegarde de la révolution" et Sadok Mahmoudi, un syndicaliste, les manifestants, qui ont finalement été dispersés par l'armée, exigeaient une solution urgente pour mettre fin à une situation jugée "chaotique et instable".
Ils réclamaient également la "punition" des "malfaiteurs" qui se sont livrés lundi à des pillages et saccages.
D'après ces sources, la police était totalement absente de la ville, tandis que des blindés de l'armée étaient stationnés près des bâtiments officiels.
Très peu d'enfants se sont rendus à l'école ou au lycée, et quelques rares boutiques étaient ouvertes.
Toujours d'après les mêmes sources, 18 personnes ont été arrêtées lundi soir par des habitants de la ville, et l'une d'elles aurait avoué "avoir été payée" par le RCD, le parti au pouvoir sous le régime du président Ben Ali "pour semer des troubles".
Cette affirmation n'a pas pu été confirmée de source indépendante.
Six ont été relâchés, les 12 autres auraient été transférées dans une caserne.
Lundi, la sous-préfecture de Kasserine a été pillée et saccagée par plusieurs centaines de personnes, selon des sources syndicales contactées par l'AFP et l'agence officielle TAP.Selon ces mêmes sources, les forces de l'ordre ne sont pas intervenues.
"Plusieurs centaines de personnes se sont attaquées à la sous-préfecture et la maison du sous-préfet ce matin (lundi).Ils ont tout pillé et saccagé", avait déclaré à l'AFP Choukri Hayouni, un syndicaliste joint à Kasserine.
Kasserine avait connu début janvier des affrontements très violents entre policiers et manifestants qui avaient fait au moins 21 morts, dans la ville même et dans la localité voisine de Thala, selon l'ONG Human Rights Watch.
La révolte tunisienne avait débuté le 17 décembre par la tentative de suicide par le feu à Sidi Bouzid (centre-ouest) d'un jeune marchand ambulant de fruits et légumes, Mohamed Bouazizi, qui est décédé par la suite, précipitant la chute du président Ben Ali le 14 janvie
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