La Cour avait été saisie par le Parti du Congrès du Malawi (MCP) et le Mouvement uni pour la transformation (UTM), les formations des deux principaux rivaux de M. Mutharika à la présidentielle.La commission électorale avait proclamé la victoire de M. Mutharika, au pouvoir depuis 2014, avec 38,57% des suffrages exprimés. Lazarus Chakwera (MCP) et Saulos Chilima (UTM) avaient obtenu respectivement 35,41% et 20,24%.M. Chakwera revendique la victoire, pour laquelle il lui a manqué 159.000 voix selon les résultats officiels et a dénoncé une "arnaque".Des forces de sécurité avaient été déployées jeudi autour du bâtiment abritant la Cour, devant lequel s'était rassemblés des partisans de l'opposition.Les audiences devraient se poursuivre durant deux ou trois semaines. La décision de la Cour est attendue plusieurs semaines après leur fin.L'opposition dénonce notamment l'utilisation de feuilles d'émargement non officielles, des ratures et, surtout, le nombre étonnement élevé de taches de correcteur fluide surchargées de biffures sur les bulletins de vote.Le dirigeant de l'UTM et ancien vice-président du Malawi Saulos Chilima a été le premier à témoigner devant la Cour, après l'échec de la défense à obtenir un report de l'audience.Lorsque la Cour s'était réunie le mois dernier pour des débats préliminaires, la police avait utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les partisans de l'opposition rassemblés devant le bâtiment.Depuis l'annonce de la victoire de M. Mutharika, l'opposition a organisé plusieurs manifestations qui ont été dispersées par les forces de l'ordre à jets de grenades lacrymogènes.Mardi, des dizaines de milliers de personnes avaient participé à des manifestations qui ont tourné à l'émeute à Lilongwe, la capitale, où l'armée avait été déployée.
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